Pourquoi nous confions notre cœur à l'IA plutôt qu'à un ami ou à la famille

Amour, stress au travail et choix de vie : ce que nous racontons et demandons vraiment à l'IA

Bruxelles, le 22 septembre 2026 – « Comment avouer à mon meilleur ami ce que je ressens pour lui ? », « Que dire à une amie qui vient de perdre son père ? », « Pourquoi est-ce que je me sens parfois si seul(e) ? ». L'IA devient de plus en plus rapidement notre confidente et conseillère virtuelle. Plus de 6 Belges sur 10 (61 %) âgés de 18 à 40 ans utilisent désormais un assistant IA pour des sujets personnels ou émotionnels tels que des choix de vie, des problèmes relationnels ou des sentiments difficiles à exprimer. C'est ce qui ressort d'une nouvelle étude commandée par Douwe Egberts sur le rôle de l'IA dans les relations humaines. Mais bien que l'IA facilite la libération de la parole, elle ne remplace pas notre besoin d'une vraie conversation d'humain à humain. Pire encore, près de la moitié des utilisateurs d'IA à des fins personnelles se sentent désormais mal à l’aise dans les situations sociales sans l'aide de l'IA, alors même que le besoin de connexions humaines significatives reste très présent.

Rapport sur le paradoxe de l’empathie.pdf

PDF 639 KB

L'IA joue un rôle de plus en plus personnel
Parmi les Belges qui utilisent l'IA pour des questions personnelles ou émotionnelles, 83 % ont au moins parfois une conversation avec l'IA qu'ils auraient probablement eue avec un être humain autrement. De nombreuses personnes utilisent également l'IA pour se préparer à un contact avec autrui : 58 % font appel à un assistant IA pour préparer une conversation difficile, par exemple pour trouver les mots justes ou s'entraîner au préalable à ce qu'ils veulent dire lors d'un échange physique. Bien que 44 % des personnes se soient senties comprises après une conversation personnelle avec l'IA et que 47 % indiquent que l'échange les a aidées, 39 % ressentent tout de même le besoin d'en parler ensuite avec quelqu'un d'autre. Dans le même temps, l'étude montre que le besoin de connexion humaine est clairement ressenti : un Belge sur trois (32 %) se sent régulièrement seul et 41 % désirent davantage de connexions humaines significatives.

Stijn Boermans, psychologue social : « L'IA devient de plus en plus performante pour simuler une forme d'empathie : reconnaître ce que vous voulez dire et y réagir de manière adaptée. On peut certainement y trouver du soutien. Mais ce sont précisément la réciprocité et les frictions qui rendent les relations humaines enrichissantes qui font défaut à l'IA. »

Pourquoi parlons-nous de sujets intimes avec l'IA ?
Pourquoi préférons-nous parfois parler de nos émotions les plus profondes avec l'IA plutôt qu'avec nos amis ou notre famille ? L'étude révèle que 69 % des Belges ne veulent pas être une charge pour les autres et 69 % préfèrent également résoudre leurs problèmes personnels seuls. De plus, 64 % pensent que les autres sont trop occupés, 59 % craignent de ne pas être compris et 59 % ont peur d'être jugés. L'IA élimine un grand nombre de ces obstacles sociaux et peut ainsi apparaître comme un interlocuteur sécurisant, toujours disponible et qui ne juge pas.

Un nouveau phénomène : le paradoxe de l'empathie
Alors que le besoin de connexion humaine est grand, nous cherchons de plus en plus souvent du soutien, de la compréhension et des conseils auprès de l'IA plutôt qu'auprès d'un tiers. C'est un contraste frappant que les experts du comportement appellent le « paradoxe de l'empathie ».

Les jeunes particulièrement mal à l’aise sans l'IA
Fait marquant : une grande partie des utilisateurs se sentent moins sûrs d'eux dans la vie quotidienne sans l'aide numérique. Pour engager une conversation difficile, 47 % des utilisateurs se sentent mal à l’aise sans l'IA. De même, lorsqu'il s'agit d'exprimer leurs sentiments (46 %) ou de résoudre un conflit (46 %), les gens se tournent vers leur soutien numérique. Chez les plus jeunes utilisateurs (18-24 ans), cette insécurité sociale est encore plus visible : ils ont nettement plus souvent recours aux assistants IA comme repère social et se sentent significativement plus insécurisés sans cet accompagnement numérique que les 25-40 ans.

Geertrui Mieke De Ketelaere, ingénieure et experte en IA, reconnaît l’utilité de l’IA comme outil d’information, mais met en garde contre la perte de nos compétences sociales et la dépendance qui peut en découler : « L’IA a déjà démontré, depuis plusieurs années et dans certains contextes, qu’elle pouvait avoir un impact positif sur les incertitudes, mais si nous cherchons immédiatement une réponse pour chaque situation sociale ou chaque question difficile, nous nous exerçons de moins en moins nous-mêmes à gérer cette incertitude. Les compétences sociales, comme mener un véritable dialogue, écouter, gérer les désaccords et faire preuve de patience, doivent justement continuer à être exercées. Si nous déléguons chaque interaction difficile à l’IA, nous ne deviendrons finalement pas moins incertains, mais au contraire plus dépendants du système pour faire disparaître cette incertitude. »
Sanne Cornelissen, psychologue du comportement et experte en IA, voit de nombreux aspects positifs à l'utilisation de l'IA, mais met aussi en garde contre la perte des compétences sociales : « L'IA peut aider à préparer une conversation difficile et vous permettre d'y aller avec plus de confiance. Ma crainte est que nous ayons constamment besoin d'une validation avant d'oser dire quelque chose nous-mêmes. Cela peut créer une spirale négative : de l'insécurité, un recours plus fréquent à l'IA, et moins d'essais par soi-même. En parallèle, l'entraînement de nos compétences sociales risque de disparaître discrètement. Les compétences sociales fonctionnent comme un muscle : elles ont besoin de pratique, et cela implique parfois des moments inconfortables. »

Douwe Egberts encourage le dialogue de personne à personne
Pour sensibiliser au paradoxe de l'empathie, Douwe Egberts lancera à partir du 12 octobre une nouvelle campagne consacrée à ce thème. ​ La marque souhaite ainsi attirer l'attention sur le rôle que joue désormais l'IA dans les conversations personnelles, tout en rappelant la valeur inestimable des véritables connexions humaines. C'est précisément dans les moments de doute, de stress ou de vulnérabilité que les gens ont besoin de plus qu'une simple réponse numérique : ils ont besoin d'attention personnelle, de chaleur et de véritables connexions humaines. Avec cette campagne, Douwe Egberts souhaite encourager les gens à ne pas tout externaliser auprès de l'IA, à continuer de se rencontrer et à prendre le temps pour une vraie conversation d'humain à humain, autour d'une tasse de café.

### Fin du communiqué ###

À propos de l’étude
Source :
Étude menée par l’institut de recherche Motivaction à la demande de Douwe Egberts sur le rôle de l’IA dans les conversations et les interactions sociales, la mesure dans laquelle l’IA est utilisée à des fins personnelles ou émotionnelles, et la manière dont les liens humains sont perçus. L’étude a été réalisée auprès de 1 512 Belges âgés de 18 à 40 ans, entre le 20 août et le 3 septembre 2026 (utilisateurs de l’IA à des fins personnelles : n=975).

À propos de Douwe Egberts
Fondée en 1753 à Joure, en Frise, Douwe Egberts est l'une des marques de café les plus appréciées et les plus connues de Belgique. Forte de plus de 250 ans d'expérience dans la sélection, la torréfaction et le conditionnement des meilleurs grains de café, Douwe Egberts est reconnue pour la richesse de ses arômes et la constance de sa qualité. Appartenant au groupe JDE Peet's (également maison mère de Jacqmotte, L'OR et SENSEO®), nous restons fidèles à notre riche histoire tout en poursuivant nos innovations.

Douwe Egberts propose une large gamme de produits, du café fraîchement moulu aux dosettes et capsules, adaptés à la maison comme au bureau. Nos produits sont disponibles en supermarchés, boutiques spécialisées, sites de vente en ligne et dans nos cafés Douwe Egberts.

Note à l’attention de la rédaction (ne pas publier)
Si vous souhaitez obtenir davantage d’informations pour la presse ou interviewer un expert, les personnes suivantes sont disponibles :

Geertrui Mieke De Ketelaere : ingénieure et promotrice d’une intelligence artificielle (IA) éthique, fiable et durable. Elle peut parler des risques liés à l’IA et de son impact sur la richesse des interactions humaines.

Oriana Servais : Marketing Manager Benelux chez JDE Peet’s.

Si vous recherchez une personne pouvant témoigner de son expérience des conversations personnelles avec l’IA, n’hésitez pas à nous contacter.


Alexandra Goffart

Senior PR Manager, AKQA Brussels PR

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Les deux agences font partie du groupe WPP, « the creative transformation company ».

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